Il y a deux choses ici-bas qui ont fait couler plus de larmes que les guerres n'ont fait couler de sang, ce sont les mensonges et les promesses que l'on ne respecte pas...
Un petit corps frêle et fragile
Encore tremblant et peu agile
Effrayé, désorienté et étourdi
Tel un petit oiseau tombé du nid
Son petit corps fin est surmontée
Par une tête ronde au visage d'ange
Sa peau encore toute chiffonée
Pas encore habitué à ce nouveau monde étrange
Malgré ses yeux grands ouverts
Il ne voit pas encore bien clair
Et au milieu de toute cette lumière
Il recherche désespérement une voix familière
Ses bras et ses jambes brassent l'air
Comme si il cherchait les frontières
De ce nouvel espace au dimension infini
Pour lui qui vient d'un si petit logis
Chers amis, chers parents
Souvenez-vous de ce que l'on ressent
A la naissance d'un enfant
De cet incomparable sentiment
Qui vous fait sentir en même temps
Si petit et si grand
Chers amis, chers parents
Imaginez maintenant
Qu'en l'espace d'un instant
Tout bascule brusquement
Qu'un médecin vous dise que votre enfant
est atteint d'une maladie rare et qu'ils sont impuissants
Que vos seules choix dorénavant
Se limite à la mort ou la souffrance
Selon la maladie de votre enfant
Imaginez cette impuissance
Imaginez que le miracle soit une tragédie
Le temps, votre pire ennemie
L'espoir, un rêve sans lendemain
Votre enfant, un être qui s'éteint
Et si demain
Au détour du chemin
Le destin choisissait votre bambin
N'aimeriez-vous pas qu'on vous tende la main ?
Peter Pan...