Il y a deux choses ici-bas qui ont fait couler plus de larmes que les guerres n'ont fait couler de sang, ce sont les mensonges et les promesses que l'on ne respecte pas...

Un jour au détour d'un chemin
J'ai rencontré une femme blessée
Je lui ai tendu la main
Afin de la soulager
Sa vie était sombre comme la nuit
Elle avait peur et beaucoup d'ennuies
Elle était battue
En fuite, seule et perdue
Elle en avait assez
De servir de bouclier
A ses deux bébés
Alors elle l'a quittée
Je n'ai fait que l'aider
A vous donner un foyer
A vous aimer
Et à retrouver sa dignité
Je me suis retrouvé
Au banc des accusés
Et sans même me juger
Tu m'as condamné
Comme un voleur
Comme un usurpateur
Tu m'as fait la guerre pendant des années
Mais je t'ai toujours pardonnée
Je savais qu'un jour tu connaitrais la vérité
Et que ce jour-là
Tu comprendrais que je suis de ton côté
Et qu'enfin tu m'acquitteras
Le jour où je vous ai conduit à l'hôpital
J'avais si peur et si mal
Et pourtant je me sentais enfin libérer
Car je savais que ce jour était arrivé
Toi qui ne croyais pas en moi
Qui n'éprouvais que de la haine pour moi
Qu'aurais-je pu faire ou dire
Pour te prévenir
Dans la vie il arrive parfois
Que l'on ne croit que ce que l'on voit
Mais le prix à payer
Est souvent très élevé
Mon enfant, mon amour
Je t'aime depuis toujours
Je t'ai donné mes plus beaux jours
Et tout ce qu'il me restait d'amour
Si tu savais ce qu'il faut d'obscurité
Pour un instant de lumière
Ce qu'il faut sacrifier
Pour que soit entendu une prière
Ce qu'il faut de patience
Pour reconstruire la confiance
Ce qu'il faut de force et d'amour
Pour ne pas vous abandonner à mon tour
Combien de naufrages
Devant tant de difficultés
Combien il faut atteindre de rivages
Pour voir enfin un rêve se réalisé
Combien de rêves brisés
Pour suivre un chemin
Combien il faut abandonné
Pour accomplir un destin
Combien de coups il faut recevoir
Pour enfin pouvoir se défendre
Combien il faut de désespoir
Pour enfin comprendre
Je ne peux changer le passé
Et je ne pourrai jamais te donner
Ni mon nom, ni mon sang
Mais es-ce si important ?
Combien te faudrait-il de mon sang
Pour être vraiment mon enfant ?
Ne l'es-tu pas depuis longtemps
Que changerait quelques gouttes de sang ?
Et serais-tu différente
Si tu portais mon nom ?
Ces quelques lettres ne sont pas si importantes
Puisqu'en te mariant tu changeras ton nom
Tu es déjà comme moi
C'est à si méprendre
Et ça, aucune loi
Ne pourra jamais nous le reprendre
Je me suis plier à toutes les lois
Aussi absurdes soient-elles
Qui ont souvent fait de moi
Un polichinelle
Les seules lois que je n'ai pas respecter
Etaient toujours pour vous protéger
Et si parfois on a risqué la prison
C'était pour de bonnes raisons
Alors si l'on veut m'accuser
Que se soit d'avoir trop aimé
D'avoir tout donné et tout sacrifié
Sans jamais rien demander...
Peter Pan...