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Il y a deux choses ici-bas qui ont fait couler plus de larmes que les guerres n'ont fait couler de sang, ce sont les mensonges et les promesses que l'on ne respecte pas...

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Le massacre de Sand Creek

Quand les CHeyennes s'installèrent dans les Blacks Hill, ils y retrouvèrent les Arapaho, et ayant les mêmes besoins et les mêmes ennemis, ils entendirent à merveille. A la fin de la guerre contre les armées des Etats-Unis, ils furent parqué dans des réserves comme des animaux. C'est le 29 novembre 1864 que le massacre de Sand Creek a eu lieu et fut surnommé "le massacre de Chivington". Avec l'arrivée massive des colons, il y eu quelques incidents et les officiers du territoire du Colorado démandèrent aux Cheyennes et aux Arapaho, de se rendre aux forts pour discuter d'un arrangement.

 

 

Le Colonel Chivington dont la passion première était d'exterminer tous les indiens, se présenta devant eux le jour de ce fameux rendez-vous. Bien que le chef Cheyenne Black Kettel, avait hissé le drapeau US et le drapeau blanc, le Colonel à l'aide de 700 hommes de troupe ordonna le massacre. Plus de 500 indiens furent massacrés dont les 2/3 au moins étaient des femmes et des enfants. Les soldats mutilèrent plus de 200 corps. Ce fut probablement le plus grand massacre en si peu de temps contre les indiens.

 

 

 

 

Comme beaucoup d'autres officiers, le Colonel Chivington est un criminel de guerre, malheureusement comme beaucoup d'autres tous ses crimes resteront à jamais impunis, et les réserves existent encore aujourd'hui.

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B
<br /> Mon nom est Bouilloire Noire, chef des Cheyennes,<br /> Mon peuple m’a demandé de les guider,<br /> Quand nous dûmes fuir les terres anciennes<br /> Lorsque les démons blancs eurent décidés<br /> D’éradiquer les nations indigènes.<br /> <br /> Plusieurs fois avec eux j’ai traité<br /> Toujours ils nous promettaient calme et paix<br /> Mais d’être leurs terres ils ont décrété<br /> Alors dans leur voix pleine d’irrespect<br /> Le mensonge s’est à jamais reflété.<br /> <br /> Je savais bien trop que faible nous étions<br /> Que notre peuple ne pourrait pas lutter<br /> A armes égales dans cette rébellion<br /> Et risquer ainsi d’être persécuté<br /> Dans une guerre sans compromissions.<br /> <br /> Ainsi j’ai choisi la diplomatie,<br /> Ces terres, j’ai admis d’abandonner<br /> Face à la trop dure suprématie<br /> Des visages pâles, serais-je pardonné<br /> D’ainsi, sur notre fierté s’être assis ?<br /> <br /> Hélas, ce ne fut pas au goût de tous<br /> Les Chiens Soldats m’ont ainsi réfuté<br /> De ne pas aller à la rescousse,<br /> De ne pas avoir été plus futé !<br /> Les blancs il fallait que je repousse !<br /> <br /> Mais que peuvent bien nos tomahawks, nos arcs,<br /> Contre leurs fusils et leurs longs couteaux,<br /> Et de l’amitié, j’avais la marque<br /> Dont le Grand Père Blanc m’avait fait cadeau<br /> Jamais, je n’aurais dû croire ce monarque !<br /> <br /> Mes frères Chiens Fous ont, contre mon gré<br /> Les colons Blanc assailli, ces déments<br /> Envahissant nos montagnes sacrées<br /> Pour le métal jaune, uniquement,<br /> Les rendant fous, prêts à se massacrer.<br /> <br /> Ils nous dirent "Tant que l’herbe poussera<br /> Et autant que les rivières couleront<br /> Et le drapeau sur le camp flottera<br /> Toujours nos deux nations en paix seront"<br /> Chef Long Couteau tout ceci oublia :<br /> <br /> Nous étions paisibles au campement d’hivers,<br /> Les braves étaient partis à la chasse<br /> Les autres vaquant à des travaux divers<br /> Ne doutant point de ce qui se passe<br /> Personne n’imaginait un tel calvaire !<br /> <br /> La prairie vêtait son morne manteau<br /> L’hiver arrivait, tout était plus triste<br /> A Sand Creek, l’herbe jaunie du plateau,<br /> Le temps doux fuyant le long des pistes,<br /> Comme le hennissement de nos Pinto.<br /> <br /> Les femmes vinrent me prévenir en courant<br /> Qu’il y avait beaucoup de Tuniques Bleu<br /> Sur la plaine, dans le lointain mourants.<br /> Je décidais d’aller par devers eux,<br /> Drapeau américain au vent flottant.<br /> <br /> Sitôt fussè-je sorti du campement<br /> Qu’un sourd et bref bruit se fit entendre<br /> Se prolongeant dans un long sifflement,<br /> Le terrain près de moi vola en cendre,<br /> Mettant fin aux palabres violemment.<br /> <br /> De rage, je jetais leur maudit drapeau<br /> Et prestement vers le camp je revins<br /> Criant de fuir rapidement ce fléau,<br /> Femmes et enfants coururent comme des ovins<br /> Fuyant ce vindicatif troupeau<br /> <br /> Mais rapidement avec leurs chevaux<br /> Ils nous rattrapèrent et furent sans pitié<br /> Des enfants, ils firent gicler le cerveau,<br /> Des femmes furent tuées, beaucoup furent violées<br /> Jamais n’ai connus de pires rivaux !<br /> <br /> Nous nous réfugiâmes derrière des talus<br /> Mais des guerriers bleus cet infâme chef<br /> De notre sang était bien trop goulu<br /> Avec ses canons tira derechef<br /> Nous sûmes notre vie alors révolue.<br /> <br /> Lorsque tous cela fût enfin finit<br /> Nos frères et nos sœurs ayant survécus<br /> Furent témoin de la pire ignominie<br /> Les soldats mutilèrent les corps vaincus<br /> Faisant preuve d’une violence infinie !<br /> <br /> Puis à nos tipis ils mirent le feu<br /> Beaucoup de prisonniers eurent étés pris.<br /> A nos femmes et frères avons dit adieu,<br /> Ils ont tous rejoint le grand esprit.<br /> Nos Cœur resteront toujours avec eux.<br /> <br /> Bouilloire Noir a parlé !<br />
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