Il y a deux choses ici-bas qui ont fait couler plus de larmes que les guerres n'ont fait couler de sang, ce sont les mensonges et les promesses que l'on ne respecte pas...
Tout comme Soweto, Sharpeville est une banlieue misérable réservée aux noirs, au sud de Johannesburg.
Le lundi 21 mars 1960, ce sont plus de 5000 personnes qui manifestaient pacifiquement contre le système de l'Apartheid quand la police fit feu sur la foule.
Cette fusillade fit, du moins officiellement, 69 morts et 186 blessés, dont 1/3 étaient des femmes et des enfants et la majeure partie avait été tué ou blessé par balle dans le dos.

C’est un moment charnière de l'histoire du pays, l'émotion gagne le pays et provoque une onde de choc internationale mettant pour la première fois depuis longtemps l'Afrique du Sud sur le devant de la scène internationale. A la suite de ce carnage, des grèves, des manifestations spontanées et des révoltes éclatèrent partout dans les cités noires, durement réprimées. Dans les affrontements qui suivirent entre le 21 mars et le 9 avril 1960, la police fit encore 83 morts et 365 blessés de plus.