Il y a deux choses ici-bas qui ont fait couler plus de larmes que les guerres n'ont fait couler de sang, ce sont les mensonges et les promesses que l'on ne respecte pas...
Soweto est une petite ville à une vingtaine de kilomètre de Johannesburg. Les conditions de vie y étaient déplorable : hygiène inexistante, maladies et épidémie dans les ghettos, les rues envahie par des gangs. Les personnes de peau noir étaient très mal traités. Mais l'étincelle qui mis le feu au poudre, c'est lorsque le gouvernement décida que l'enseignement de tous les étudiants se ferait en African's, l'African's étant la langue de l'opposition. Les écoles étaient surchargées, sans parler du racisme, ni du taux d'échec dû à ces conditions. Cette décision fût la goute d'eau qui fit déborder le vase.

Les enfants étaient fatigués et désespérés de voir la politique du gouvernement formé par l'appartheid, épuisé de voir leurs parents opprimés et humilier de se voir refuser leur liberté et leur droit. Vers 9h30 le 16 juin 1976 les manifestations commencèrent. Dans le plus grand respects de chacun et dans un esprit de protestion totalement pacifique, le seul but étant d'exprimer leurs opinions, des milliers d'enfants marchèrent dans les rues avec des pancartes.
La police a ouvert le feu sur ces enfants sans armes. Les manifestants quittèrent les lieux dès que les premiers enfants tombèrent sur le sol couvert de sang. Les enfants essayèrent de se protéger avec tout ce qu'ils trouvaient à porter de leurs mains, des bouts de bois, leurs sacs d'école, des pierres, des cailloux, etc...
Ce jour-là, le 16 juin 1976, plus de 15'000 enfants marchaient pacifiquement. La police annonça officiellement que 172 manifestants de race noire furent tués. La police fut surpris de constaté que 134 d'entre eux n'avait pas 15 ans. En tout 439 étudiants furent blessés.